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SIMONE ROZÉS |
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Président
de la sids Monsieur
le Directeur, vous
venez de nous remercier, ce qui est très aimable car c'est à nous de
vous adresser de très profonds remerciements pour tout ce que vous avez
fait pour nous! Nous ne l'oublions pas et nous savons que, si nous avons
pu tenir notre quatorzième Congrès, c'est bien grâce à vous, aux
efforts du Ministère de la Justice qui ont été constants, grâce aussi
à Monsieur le Professeur Jorge de Figueiredo Dias. Nous avons pu bénéficier
de facilités remarquables. Croyez bien que ce fut un plaisir de
travailler dans des conditions aussi exceptionnelles. Le Centre culturel
de Belém est magnifique et nous avons apprécié de pouvoir disposer de
ces locaux superbes et modernes face au merveilleux ensemble du Monastère de Jeronimos et de
l'une des plus belles villes du Monde. Nous vous en sommes reconnaissants.
Nous avons eu aussi beaucoup de plaisir à nous retrouver dans un cadre
moins solennel mais très pittoresque, au bord du Tage, pour le dîner que
le Ministère de la Justice nous a offert si généreusement. Il est donc
bien évident que les remerciements les plus chaleureux ne peuvent
s'exprimer que de ce côté-ci! Je
veux aussi remercier tous les participants, nos amis, ici présents. Moins
nombreux que d'habitude en raison des circonstances vous avez tous tenus
à nous apporter votre contribution et je tiens à souligner la qualité
des rapports présentés et des échanges intervenus. Comme vous le
signaliez il y a un instant, Monsieur le Directeur, nous allons partir,
les uns et les autres, avec diverses pistes de réflexion sur les problèmes
qui se posent désormais à nous et qui sont si différents de ceux qui
nous occupent habituellement tant par leur contenu que par l'approche qui
doit être la nôtre dans un contexte qui connaît d'aussi profondes
mutations. Notre dernière séance vient encore de confirmer la nécessité
d'un approfondissement des questions posées. Nous devons les aborder sous
l'angle particulier du Mouvement de défense sociale. La recherche d'une
politique criminelle capable de permettre à toute société de vivre
paisiblement est certes notre objectif, mais nous savons en même temps
que «tous les moyens ne sont pas bons» et qu'il faut beaucoup de
vigilance pour que les impératifs de sécurité indispensables ne
remettent pas en cause le respect des garanties qui s'attachent aux droits
de l'homme. Trouver un juste équilibre est bien notre ambition et je suis
heureuse de constater que ce souci est aussi partagé par les plus jeunes
d'entre nous qui s'impliquent avec force dans ces travaux. Je les en
remercie. Ils appartiennent à cette génération montante dont nous nous
préoccupons, car il est dans notre rôle d'être habité par l'inquiétude
sur la qualité de l'héritage que nous leur transmettons! Mais j'emporte
de cette réunion, de leur contribution, la réconfortante certitude de
leur détermination et de leur engagement dans notre Mouvement. Avant
de nous séparer je voudrais vous demander, Monsieur le Directeur,
d'assurer Madame le Ministre de la Justice de notre très réelle
gratitude ainsi que tous ceux qui ont travaillé auprès d'elle à la réussite
de ce Congrès. Je me tourne enfin, «but not least», vers les interprètes sans lesquels nos débats et travaux seraient vains. Merci, infiniment. |